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Mairie de La Souterraine

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Lundi 10 Décembre 2018
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Les fortifications de la ville


Les premières fortifications de La Souterraine auraient été édifiées vers le début du XIIe siècle, probablement à l'initiative des moines de Saint-Martial. Ce premier ensemble fortifié, dit "fortalicium", comprenait la première église Notre-Dame, le monastère, le premier cimetière et une partie haute autour de l'actuelle place du Fort.

Aux XIIe et XIIIe siècles, la ville subit de nombreux assauts guerriers qui entraînèrent des modifications dans les fortifications (les murs furent même rasés au tout début du XIIIe siècle). À partir de 1226, les remparts furent relevés en suivant le tracé des fortifications précédentes. Entre 1370 et 1550, l'enceinte est consolidée (peut-être même surélevée) et agrandie vers le sud-ouest pour protéger les nouveaux quartiers. Au XVIe siècle, on aménagea une ceinture de fossés accompagnés de palissades.


Les portes


Le nombre historique de portes n'est pas clairement connu (6, 7, peut-être 8 portes). Sont attestées, d'une manière sûre : la porte Saint-Michel, la porte Luquet, la porte de la Roudière, la porte Saint-Joseph, la porte Saint-Jean et la porte du Puycharraud. Une porte de "chez l'Hébrette" est mentionnée, mais on ne sait pas s'il s'agit d'une porte particulière ou d'une porte déjà citée.


Les tours


L'enceinte aurait également comporté 5 tours : la tour du Brigandon, la tour de la Font aux Moines (ou tour de la Tournelle), la tour de Monseigneur Étienne La Martine, la tour du Piquand (également écrit Piquant), la tour de la Vigne (dite aussi tour de l'Espion, du Grondeur ou du Guetteur).


Les vestiges des fortifications


L’apparition de la poudre à canon apte à détruire à distance d’épais remparts ainsi que l’ampleur que prenait la ville découragèrent ses habitants d’en entretenir les fortifications. Dès le XVIIe siècle, les fossés furent peu à peu comblés et transformés en rues.

En 1779, le bureau des Finances de la Généralité de Limoges fit dresser le plan des remparts subsistant afin de les vendre. On commença à raser l'enceinte (portes et tours incluses) à partir de 1790.  Les habitants de la ville s'approprièrent les vestiges des murs qui n'avaient pas été démolis au XVIIIe siècle afin de les intégrer dans des constructions successives. Ainsi, ils y adossèrent leurs maisons et l’ont dut procéder à une vente afin de régulariser ces appropriations.

Aujourd'hui, des fortifications de La Souterraine, ne subsistent plus que les portes Saint-Jean et du Puycharraud, la partie basse de la tour de la Vigne et quelques vestiges de murs d'enceinte qui ne se découvrent que difficilement...

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